J'ai l'impression d'être dans le néant
2 décembre 2024
Question (Fille / 2003)
J'écris parce que je n'aie personne à qui me confier. J'ai commencé mes études en septembre mais la masse de travail devient une énorme muraille que je n'arrive pas à surmonter. Je suis épuisée mentalement et physiquement.
Je suis sous sertraline depuis 3 ans maintenant, seulement j'ai remarqué que je développais une dépendance et qu'il fallait à chaque fois augmenter. J'en ai parlé à ma psychiatre seulement elle ne m'a pas écouté et m'a fait la moral sur le fait que je dois faire au moins 4x par semaine de sport. Sauf que je ne peux pas.
Je voulais qu'elle m'aide à soulager ce sentiment de vide chronique, d'ennui, de perte d'intérêt et de plaisirs, que la vie soit fade et se résume à dormir, manger et étudier. A part dormir, je n'aime plus rien faire autre qu'étudier. Je ne suis pas déprimée cependant mais le fait de ressentir ni joie et ni tristesse me fait mal physiquement presque. C'est très désagréable. Comme être dans le néant.
J'ai stoppé net mes thérapies, personne ne semble être inquiet et au final cela a juste surchargé mon emploi du temps, donc ce n'est pas une grosse perte. Je ne sais pas quoi faire pour "essayer" d'améliorer un peu la situation...
Réponse
Nous entendons ta détresse. Ton besoin de changement et ta volonté d'améliorer cette situation sont tout à fait légitimes, et nous te soutenons dans cette démarche !
Pour commencer, nous sommes effectivement inquiet·ète·s en lisant que tu as stoppé tes thérapies. S'agit-il de thérapies médicamenteuses ou de séances psychologiques ? Quoi qu'il en soit, nous t'encourageons vivement à ne pas trop tarder et à revoir ta psy.
Durant une longue période de suivi thérapeutique, il peut arriver que le lien entre la·le patient·e et la·le psy ne soit plus aussi fort qu'au début. Dans cette situation, il est important d'exprimer ouvertement ce que l'on ressent pour permettre à la personne concernée de mieux comprendre nos besoins. Nous t'encourageons donc à lui parler du fait que tu as eu l'impression qu'elle ne t'a pas écouté·e et qu'elle n'a pas entendu tes inquiétudes concernant l'augmentation constante de ton médicament.
Ce que nous pouvons te dire est que la sertraline ne crée pas de dépendance. Il est donc d'autant plus important de demander à ta psy pourquoi il était nécessaire d'augmenter la dose prescrite. En lui parlant de ce que tu ressens actuellement, elle pourrait réfléchir à un changement de la dose, voire du médicament, ou t'expliquer les raisons pour lesquelles elle ne souhaiterait pas le faire.
Il doit en effet être difficile de vivre au quotidien avec ce que tu décris (sentiment de vide et d'ennui, perte d'intérêt et de plaisir, absence d'émotions, etc.). De plus, tu dois encore faire face à la charge de travail de tes études. Ton épuisement est donc tout à fait compréhensible. Nous sommes néanmoins convaincu·e·s que tu as déjà surmonté pas mal d'obstacles jusqu'à présent et que tu as la force intérieure de surmonter aussi celui-ci. N'hésite pas à en parler à ta psy !
Nous espérons que notre réponse a pu t'aider et nous restons à ton écoute.
L’équipe ontecoute.ch
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